Les petits Loups

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Les workboxes sont de retour…

Après les avoir laissées de côté puisque Benjamin suivait les cours du CNED, les voici de retour pour ce début d’année. Ce système d’organisation, qui réclame un peu de planification en amont, présente de multiples avantages :

  • Explicite : l’enfant sait exactement ce qu’il a à faire – il peut parfaitement parcourir les boites le matin pour savoir ce qu’il aura à réaliser en cours de journée.
  • Favorise l’autonomie : certaines activités, comme la lecture, les jeux mathématiques ou les heures du code se font en autonomie, et Maman peut travailler de son côté !
  • Reposant : Le parent n’a pas à inventer en cours de journée quelle sera la prochaine activité. Tout est prévu et préparé la veille – le matériel nécessaire est placé directement dans la box (autant que faire se peut !).
  • Polyvalent : ce système est utilisable pour tout type d’activités, méthodes, programmes, cours… Ici, nous l’utilisons à la manière de Charlotte Mason, en proposant des activités variées assez courtes, ne ciblant qu’une notion, quelquefois dans la même discipline, mais avec des supports différents.
  • Favorise le calme : les boxes créent un environnement d’apprentissage structuré qui donne une atmosphère propice au travail.
  • Motivant : l’enfant sait qu’une fois qu’il aura fini ses boîtes, il sera libre de son temps. Les temps morts sont moindres, l’enfant s’auto-motive pour « finir » plus vite.
  • Sentiment d’accomplissement : lorsque la journée est finie, que l’on range toutes les activités réalisées à leur place, l’enfant se rend compte de sa progression.
  • Variété : le système des boites permet de redécouvrir du matériel que l’on avait oublié au fond d’un placard ! Et l’enfant est ravi de le retrouver ou de le découvrir pour la première fois. C’est facile de glisser dans une boite… un Lexidata et deux fiches ou un coffret véritech et son livret ou une fiche Attrimaths…

Benjamin aime savoir où il en est, ce qui lui reste à faire. Il me propose des matières à travailler plus (même si le terme matière est un peu réducteur, puisque nous travaillons plutôt par projets qui mêlent les disciplines). Le système des workboxes lui apporte une certaine tranquillité d’esprit – il sait qu’il y aura forcément des maths et du français, mais je l’invite à me proposer ses propres choix d’apprentissage.

Concrètement, qu’y mets-je ?

  1. Un livre de lecture (20 minutes) – cela peut-être un roman, un texte tiré d’un manuel suivi de quelques questions orales, un ouvrage documentaire…
  2. Des maths : manuel de Singapour, Cuisenaire, Attrimaths, Unifix, blocs logiques, ou Khan academy,
  3. Une énigme, parce que c’est l’fun !
  4. Un texte en anglais, à lire, à écouter…
  5. Une activité artistique (dessin, peinture, musique, art plastique, sculpture, bricolage…)
  6. Des sciences : expérience, sortie nature, lapnote à compléter…
  7. De la géographie : nous avons officiellement débuté le curriculum d’Ellen McHenry – l’Art de cartographier le monde.
  8. De l’Histoire : un documentaire en vidéo, une frise à compléter, un texte à découvrir, un lapbook à réaliser, une scène à jouer en costume…

 

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Des racines à la cime

Aux éditions Amaterra, Des racines à la cime, illustré par Gaëlle Lasne, est un enchantement pour les yeux. Mais pas que…

(suite…)

Nos approches pédagogiques

Ici, nous sommes éclectiques ! Nous utilisons différentes approches, pour  :

  • varier les plaisirs,
  • garder un bon rythme de travail toute l’année,
  • diversifier les modes d’apprentissages : en lisant, en écoutant, en touchant, en bougeant…
  • faire appel à tous nos sens, et les développer sans cesse,
  • installer une routine, que l’on prendra plaisir à perturber,
  • accroître notre concentration en découpant la journée en 15 minutes,
  • approfondir les notions en y travaillant pendant des semaines…

Avec Charlotte Mason, nous ne travaillons pas plus de 15 à 20 minutes sur une matière.

Avec FIAR, nous découvrons des classiques de la littérature jeunesse et nous lisons, lisons, lisons…

Avec Konos, nous explorons, bricolons, inventons…

Avec le CNED, nous prenons plaisir à suivre un cours et à remplir de magnifiques cahiers (ça, ce n’est valable que pour Benjamin ! Au lycée, le CNED ne propose pas de cahiers aussi plaisants ;))

Avec les lapbooks, nous découvrons un thème en le réinvestissant avec des découpages, collages, coloriages…

Avec les notebooks, nous partons à la découverte d’une thématique, en apprenant à lire des documents de références, nous visualisons des documentaires, des films, nous cherchons sur des Encyclopédies ou sur des sites spécialisés d’Internet pour rédiger des résumés personnels qui nous permettent de mieux appréhender le thème.

Workboxes pour Benjamin

Dès le premier juillet, les workboxes ont repris du service : au nombre de 8, elles contiennent une activité à réaliser en autonomie.

Ce système d’organisation poursuit 7 objectifs :

  1. Structurer son travail
  2. Poser les fondations d’une auto-discipline
  3. Présenter le travail à réaliser : clairement et visuellement
  4. Présenter logiquement les objectifs à atteindre
  5. Utiliser des supports variés, intéressants et ludiques
  6. Répéter, répéter, répéter…
  7. Amener vers plus d’autonomie

Voici une liste non exhaustive des activités possibles :

  • Véritech
  • Attrimaths
  • Réglettes Cuisenaire
  • Pâte à modeler
  • Lexidata
  • Coloriage
  • Légo (avec plan à suivre ou non)
  • Activités de tris
  • Atelier Tampons
  • Atelier Peinture
  • Puzzle
  • Découpage
  • Collage
  • Tressage
  • Perles
  • Jeux de logiques en solitaire
  • Matériel Montesori…
  • Fiches imprimées…

Et quelques photos :

8 boîtes

Tableau de travail

Collection Oralbums – Retz

J’ai emprunté  Le lièvre et la tortue dans la colletion Oralbums (Retz). Il s’agit d’un grand livre cartonné, relié avec des spirales : la page de gauche est consacrée aux textes, celle de droite à l’illustration. Les textes sont de difficultés croissantes (texte court pour les PS, un peu plus long pour les MS puis pour les GS). Un CD est fourni avec l’album, afin que l’enfant puisse consulter le livre en toute autonomie.

Le lièvre et la tortue

Au départ, je trouvais l’idée sympathique. Mais j’ai vite déchanté… Le premier texte m’a paru un peu bizarre, mais je l’ai lu tel quel…  Le second aussi… Mais au troisième, je n’ai pas pu m’empêcher de changer les phrases, et de rétablir une syntaxe correcte !

Un extrait du quatrième texte « Alors, la course, elle va commencer. La tortue, elle crie: »

La présentation de la collection indique qu’un « Oralbum met en oeuvre les structures de l’oral. Si dans un album caractéristique de l’écrit, on trouve par exemple la phrase « Le lièvre rigole parce que la tortue ne sait pas courir« , dans un Oralbum, on trouvera la forme cartactéristique de l’oral « ‘Le lièvre, il rigole, parce qu’elle (ne) sait pas courir, la tortue. »  »

Un peu plus loin,  on peut lire « Les négations sont indiquées entre parenthèses (ne), ce qui laisse chacun libre de les dire ou non. En revanche, les y’a de l’oral ont été préférées aux il y a »

C’est donc ainsi que l’on apprend aux enfants de Petite Section à parler… en omettant les négations, et en ne respectant aucune syntaxe !

« Des albums qui favorisent la construction de la syntaxe et l’enrichissement du vocabulaire » : alors là, je ne vois pas comment des enfants de petites sections qui entendent « y’a » vont pouvoir en déduire qu’en réalité, cela se dit et s’écrit « il y a » …

Je ne cite que les exemples pour la petite section, mais l’album est conçu sur le même principe de « l’oralité » pour les autres sections de maternelle. En MS : « Le lièvre, il est très en colère parce qu’il a perdu. », en GS : « Mais, quand le lièvre, il est arrivé tout essouflé… »

Charlotte Mason combattait les manuels scolaires parce qu’ils étaient fades et sans âme… mais ces albums dépassent toutes les attentes : ils sont fades, le vocabulaire est pauvre, et la syntaxe y est malmenée. Je ne vois pas en quoi cela aide l’enfant que de « raconter » l’histoire avec un langage appauvri. D’autant que cela laisse accroire que le parent ou le professeur n’est pas capable de conter une histoire à l’oral sans un support pré-établi bourré de fautes !

 

 

 

Entrée officielle en Petite Section…

Ce lundi, Benjamin est entré officiellement dans l’école des Petits Loups. Selon la « norme » française, il est en Petite section (3 ans), et en voici le programme officiel (qui est en fait un programme sur trois ans).

Pour suivre ses apprentissages, j’ai téléchargé un livret de compétences. De fait, j’ai déjà coché plein de cases, et certaines sont d’un niveau Grande Section… 😉

Ce type de livrets permet de vérifier que le minimum est acquis, et me donne un fil rouge pour enrichir ses apprentissages tout au long de l’année. C’est une grande première pour moi, de construire des programmes complets pour un Petit loup de 3 ans… Mais c’est un vrai plaisir ! D’autant que ses frères sont aussi très actifs pour dispenser leurs savoirs. Et que je m’aperçois quelquefois qu’une notion est déjà acquise alors que j’avais préparé des activités pour la développer ;).

J’utiliserai les supports suivants tout au long de l’année :

  • Attrimaths (Encastrements)
  • Règlettes Cuisenaire (Encastrements)
  • Fichiers Véritech
  • Planète des alphas
  • Matériel sensoriel Montessori
  • Présentations Montessori
  • Before Five in a Row

Après deux jours, je m’aperçois que j’ai programmé beaucoup trop d’activités pour une seule journée, mais ce n’est pas bien grave… au moins, je ne tombe pas à court d’idées ;). Notre première thématique, la ferme, est assez facile à mettre en place, et Benjamin apprécie beaucoup que chacun participe lors des chants, des jeux, des bricolages.

Une belle rentrée, donc.

Les carnets de nature

J’aime beaucoup l’idée de carnets nature, qui suivent l’enfant au fil des années… Certains sont de toute beauté. Mes enfants n’étant pas très portés sur les arts, je leur ai proposé de réaliser des carnets emplis de photographies et de spécimens récoltés au gré de nos balades.

Une photo porte une légende – indiquant la date et le lieu, il peut y avoir un texte explicatif, un spécimen peut être ajouté dans une pochette transparente. Dans un premier temps, nous avons aussi observé les arbres de notre jardin, au fil des saisons. Chacun en a choisi un pour l’étudier plus en profondeur : taille, circonférence, espèce, animaux s’y réfugiant…

J’ai bien aimé l’approche offerte dans ce livre du jeune naturaliste :

Le jeune Naturaliste - Guide Usborne

Si j’avais plus de temps ;), je suivrais les défis proposés par ce blog : Handbook of nature study. La lecture de « Handbook of Nature Study » est aussi passionnante, mais en anglais. L’auteur présente la nature, chaque chapitre est suivie de questions à poser oralement aux enfants.

Il faut quand même avouer que nos sorties sont plus limitées en hiver – mais nous nous rattrapons aux beaux jours. 😀