Les petits Loups

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Category Archives: Pédagogie

Des racines à la cime

Aux éditions Amaterra, Des racines à la cime, illustré par Gaëlle Lasne, est un enchantement pour les yeux. Mais pas que…

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L’Histoire au cœur de nos apprentissages

MuralHistoireVous arrive-t-il de vous demander ce que l’Homme fait sur Terre ? Pourquoi la France est-elle devenue hexagone ? Pourquoi tant de cultures coexistent sur notre planète ? Ces questions, les enfants se les posent aussi !

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Fans de maths

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Depuis plus de 11 ans, les maths sont au cœur de nos apprentissages. Mes quatre garçons ont plus ou moins apprécié cette matière, mais chacun y a trouvé des défis et le plaisir de jouer avec les chiffres ou les formes, à un moment ou à un autre de son instruction en famille. (suite…)

Nos approches pédagogiques

Ici, nous sommes éclectiques ! Nous utilisons différentes approches, pour  :

  • varier les plaisirs,
  • garder un bon rythme de travail toute l’année,
  • diversifier les modes d’apprentissages : en lisant, en écoutant, en touchant, en bougeant…
  • faire appel à tous nos sens, et les développer sans cesse,
  • installer une routine, que l’on prendra plaisir à perturber,
  • accroître notre concentration en découpant la journée en 15 minutes,
  • approfondir les notions en y travaillant pendant des semaines…

Avec Charlotte Mason, nous ne travaillons pas plus de 15 à 20 minutes sur une matière.

Avec FIAR, nous découvrons des classiques de la littérature jeunesse et nous lisons, lisons, lisons…

Avec Konos, nous explorons, bricolons, inventons…

Avec le CNED, nous prenons plaisir à suivre un cours et à remplir de magnifiques cahiers (ça, ce n’est valable que pour Benjamin ! Au lycée, le CNED ne propose pas de cahiers aussi plaisants ;))

Avec les lapbooks, nous découvrons un thème en le réinvestissant avec des découpages, collages, coloriages…

Avec les notebooks, nous partons à la découverte d’une thématique, en apprenant à lire des documents de références, nous visualisons des documentaires, des films, nous cherchons sur des Encyclopédies ou sur des sites spécialisés d’Internet pour rédiger des résumés personnels qui nous permettent de mieux appréhender le thème.

Workboxes pour Benjamin

Dès le premier juillet, les workboxes ont repris du service : au nombre de 8, elles contiennent une activité à réaliser en autonomie.

Ce système d’organisation poursuit 7 objectifs :

  1. Structurer son travail
  2. Poser les fondations d’une auto-discipline
  3. Présenter le travail à réaliser : clairement et visuellement
  4. Présenter logiquement les objectifs à atteindre
  5. Utiliser des supports variés, intéressants et ludiques
  6. Répéter, répéter, répéter…
  7. Amener vers plus d’autonomie

Voici une liste non exhaustive des activités possibles :

  • Véritech
  • Attrimaths
  • Réglettes Cuisenaire
  • Pâte à modeler
  • Lexidata
  • Coloriage
  • Légo (avec plan à suivre ou non)
  • Activités de tris
  • Atelier Tampons
  • Atelier Peinture
  • Puzzle
  • Découpage
  • Collage
  • Tressage
  • Perles
  • Jeux de logiques en solitaire
  • Matériel Montesori…
  • Fiches imprimées…

Et quelques photos :

8 boîtes

Tableau de travail

Le silence

Chaque année, il semble que des études démontrent de nouveau ce que Montessori préconisait dès 1907 dans sa « casa di bambini ». Les bavardages, le bruit de fond « parasite » la mémoire à court terme et détériore ainsi les conditions d’apprentissage de l’enfant.

La leçon de silence a une place centrale dans la pédagogie Montessori. Après les exercices de marche sur la ligne, les enfants s’assoient en tailleur (le buste est bien dégagé, le bas du corps est bien posé sur le sol, la respiration s’en trouve facilitée – cette position est utilisée depuis des siècles par de nombreuses philosophies orientales). Le but est d’obtenir un silence total : pas de mouvements bruyants, une respiration douce… Puis, la maîtresse appelle doucement chaque enfant, qui se lève et retourne à ses activités, toujours dans le silence.

Cette pratique quotidienne (voire bi ou tri quotidienne) favorise l’attention, et la concentration. On peut la rapprocher de la méditation : il s’agit pour l’enfant de maitriser son corps, puis plus tard, de contrôler ses pensées.

Collection Oralbums – Retz

J’ai emprunté  Le lièvre et la tortue dans la colletion Oralbums (Retz). Il s’agit d’un grand livre cartonné, relié avec des spirales : la page de gauche est consacrée aux textes, celle de droite à l’illustration. Les textes sont de difficultés croissantes (texte court pour les PS, un peu plus long pour les MS puis pour les GS). Un CD est fourni avec l’album, afin que l’enfant puisse consulter le livre en toute autonomie.

Le lièvre et la tortue

Au départ, je trouvais l’idée sympathique. Mais j’ai vite déchanté… Le premier texte m’a paru un peu bizarre, mais je l’ai lu tel quel…  Le second aussi… Mais au troisième, je n’ai pas pu m’empêcher de changer les phrases, et de rétablir une syntaxe correcte !

Un extrait du quatrième texte « Alors, la course, elle va commencer. La tortue, elle crie: »

La présentation de la collection indique qu’un « Oralbum met en oeuvre les structures de l’oral. Si dans un album caractéristique de l’écrit, on trouve par exemple la phrase « Le lièvre rigole parce que la tortue ne sait pas courir« , dans un Oralbum, on trouvera la forme cartactéristique de l’oral « ‘Le lièvre, il rigole, parce qu’elle (ne) sait pas courir, la tortue. »  »

Un peu plus loin,  on peut lire « Les négations sont indiquées entre parenthèses (ne), ce qui laisse chacun libre de les dire ou non. En revanche, les y’a de l’oral ont été préférées aux il y a »

C’est donc ainsi que l’on apprend aux enfants de Petite Section à parler… en omettant les négations, et en ne respectant aucune syntaxe !

« Des albums qui favorisent la construction de la syntaxe et l’enrichissement du vocabulaire » : alors là, je ne vois pas comment des enfants de petites sections qui entendent « y’a » vont pouvoir en déduire qu’en réalité, cela se dit et s’écrit « il y a » …

Je ne cite que les exemples pour la petite section, mais l’album est conçu sur le même principe de « l’oralité » pour les autres sections de maternelle. En MS : « Le lièvre, il est très en colère parce qu’il a perdu. », en GS : « Mais, quand le lièvre, il est arrivé tout essouflé… »

Charlotte Mason combattait les manuels scolaires parce qu’ils étaient fades et sans âme… mais ces albums dépassent toutes les attentes : ils sont fades, le vocabulaire est pauvre, et la syntaxe y est malmenée. Je ne vois pas en quoi cela aide l’enfant que de « raconter » l’histoire avec un langage appauvri. D’autant que cela laisse accroire que le parent ou le professeur n’est pas capable de conter une histoire à l’oral sans un support pré-établi bourré de fautes !